SARZO
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Documents inclus dans cet envoi :
En complément du rapport scientifique, voici les outils et documents annexes du projet SARZO :
- Clé d’identification sargasse
- Clé d’identification zostère
- Protocole participatif
- Fiche de terrain
Coexistence de Sargassum muticum et Zostera marina : quelles conséquences sur la biodiversité ?

La macro-algue Sargassum muticum (Yendo) Fenshold, 1995, est une algue brune originaire du Nord-Est Pacifique qui a été introduite accidentellement, par voie maritime, sur les côtes européennes dans les années 1970. Plusieurs observations terrain sur les côtes normandes du Ouest Cotentin ont relaté la coexistence de cette espèce invasive avec les herbiers de Zostera marina, qui représentent un habitat d’intérêt écologique majeur aux fonctions écologiques multiples (e.g. habitat pour de nombreux organismes, séquestration de carbone). Le caractère opportuniste de S. muticum interroge sur le potentiel futur déclin des herbiers de Z. marina, et sur les effets subséquents sur la composition et le fonctionnement de l’écosystème associé. En particulier, la faune benthique, maillon important de la chaîne alimentaire d’un milieu aquatique, pourrait être significativement impactée.

L’objectif du projet SARZO
Le projet SARZO visait à caractériser l’impact des proliférations de Sargassum muticum sur la préservation de l’habitat endémique Zostera marina, et la biodiversité qu’elle favorise, en intégrant également les capacités de résilience des deux espèces face à l’évolution des conditions environnementales imposées par le changement climatique. Cette étude ciblait la zone du Ouest Cotentin, où S. muticum et Z. marina sont connues pour cohabiter, et plus particulièrement la zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF) de la Pointe de Bréhal. Les actions du projet SARZO s’articulaient autour de quatre volets principaux, et ont été menées sur une période d’étude de deux ans (2023-2024).
Action 1 : Le CEVA a caractérisé l’évolution saisonnière des habitats de S. muticum et Z. marina, par la combinaison de l’imagerie drone et d’un suivi in situ des paramètres physico-chimiques de la zone (i.e. température, pH, turbidité), de l’état physiologique de chaque espèce (i.e. capacité photosynthétique, maladie, dégradation) et des potentiels impacts liés aux activités humaines.
Action 2 : Le SMEL, avec le support du GEMEL, a évalué l’impact des proliférations de S. muticum sur la faune vagile de l’habitat Z. marina.
Action 3 : Le CEVA a évalué la résilience de l’espèce invasive, S. muticum, et de l’espèce indigène protégée, Z. marina, aux futures conditions environnementales (scénarios) imposées par le changement climatique, au moyen d’expérimentation en conditions contrôlées de laboratoire.
Action 4 : Le CEVA a mis en place un programme de sciences participatives, qui a permis de collecter à plus large échelle des données d’observation des zones de coexistence des deux espèces sur le littoral de l’Ouest Cotentin, et d’enrichir les cartographies existantes.

Partenaires et financeurs
Le projet SARZO (2023-2024) a été financé par l’Agence de l’Eau Seine Normandie, en réponse à l’AAP Eau et Biodiversité. Il associe le CEVA, le SMEL (Synergie Mer & Littoral) et le GEMEL (Groupe d’Etude des Milieux Estuariens et Littoraux).
